Politique

RDC : une question écrite de Jean Tshisekedi Kabasele met la gestion de TRANSCO sous examen parlementaire.

La gestion de la Société de transport du Congo (TRANSCO) est désormais au centre d’une démarche de contrôle parlementaire au Sénat. Le sénateur Jean Tshisekedi Kabasele a saisi le bureau de la chambre haute du Parlement au sujet de la situation de cette entreprise publique, notamment sur sa gestion administrative, financière et opérationnelle. Dans une correspondance datée du 28 septembre 2026 et référencée N°049/CAB/SEN/JTKI/2026, le sénateur transmet une question écrite destinée au directeur général de TRANSCO.

Le document a été réceptionné par différents services du Sénat, notamment le cabinet du président, le deuxième vice-président, le rapporteur ainsi que le bureau d’études. La démarche du sénateur porte principalement sur trois volets, la gestion des ressources humaines et financières, l’état du charroi automobile et la qualité du service fourni aux usagers. Jean Tshisekedi Kabasele explique que cette initiative répond à des préoccupations exprimées autour du fonctionnement de l’entreprise publique et de son rôle dans la mobilité des populations ;

Publicité

« La qualité du service ainsi que la gestion de Transco suscitent depuis un certain temps des préoccupations légitimes au sein de la population. »

Pour le sénateur, le contrôle parlementaire doit permettre d’obtenir des informations précises sur la manière dont l’entreprise est administrée ;

« En ma qualité de représentant du peuple, j’ai pris mes responsabilités en interpellant le Directeur général de Transco afin qu’il rende compte de la gestion de cette entreprise publique.»

Au-delà de la question de la gestion administrative, le sénateur souhaite notamment connaître la situation du parc automobile de TRANSCO ainsi que les conditions dans lesquelles le service de transport est assuré ;

« À travers cette question écrite, nous sollicitons des explications précises sur la gestion des ressources humaines et financières, l’état du charroi automobile, ainsi que sur la qualité du service offert quotidiennement aux usagers. »

Cette démarche intervient alors que TRANSCO poursuit plusieurs initiatives destinées à renforcer son réseau et à moderniser son fonctionnement. L’entreprise a notamment annoncé en août 2026 la réception de 30 nouveaux autobus Mercedes-Benz, tandis que plusieurs nouvelles lignes ont été lancées à Kinshasa et dans certaines provinces. Pour Jean Tshisekedi Kabasele, la question écrite ne constitue pas uniquement une demande d’informations administratives. Elle s’inscrit, selon lui, dans une démarche plus large de transparence dans la gestion d’une entreprise publique dont le fonctionnement concerne directement les usagers des transports collectifs ;

« Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance au sein de Transco. »

Le sénateur met également en avant la dimension sociale du transport public, particulièrement dans une métropole comme Kinshasa où de nombreux habitants utilisent quotidiennement les autobus pour leurs déplacements ;

« Plus qu’une simple interpellation, il s’agit de défendre les intérêts de la population congolaise, particulièrement des millions d’usagers qui dépendent chaque jour de ce service public pour leurs déplacements.»

Créée pour assurer le transport public en République démocratique du Congo, c’est dans ce contexte que la démarche du sénateur prend place, elle demande à la direction de l’entreprise de fournir des éléments sur sa gestion et sur les résultats du service offert au public. La question écrite ouvre désormais la voie à des explications de la direction générale de TRANSCO sur les différents points soulevés par le sénateur. Les réponses apportées permettront notamment d’éclairer le débat sur la gestion des ressources de l’entreprise, l’état de son parc automobile et les conditions de fonctionnement de son service.

La rédaction

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page